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L’AUTO HARCELEMENT, c’est quoi ?

Mis à jour : 10 déc. 2020

Être à la fois son bourreau et sa propre victime à la fois, c'est possible. Cette situation est communément appelée l’auto-harcèlement.


A force de se dénigrer mentalement, intérieurement à coup de phrases assassines telles que tu es nulle, tu ne fais que des conneries, tu n’es pas à la hauteur, je suis trop conne, je n’y arriverai jamais, de toute façon je n’ai pas le niveau … Et j’en passe, il faut reconnaître que l’on n’est pas très gentil ni bienveillant avec soi-même et cela arrive bien plus souvent qu’on ne le croit. Chiche, on fait les comptes sur une journée ?


La confiance et l’estime que l’on se porte s’affaiblit de jour en jour, ces pensées toxiques viennent nourrir ces fameuses fausses croyances. Nous ne voyons rien de positif sauf chez le voisin qui lui à trop de chance, c’est toujours parfait chez lui n’est-ce pas parce que nous on n’est rien ni personne.


Souvent l’auto-harcèlement naît d’un besoin de perfectionnisme et de maitrise des choses que l’on à accomplir au quotidien à titre personnel ou à titre professionnel. Parfois on agit en mode machine de guerre (et oui j’en sais quelque chose en tant qu’ancienne control freak) et on pulvérise tout ce qu’il y a sur notre passage car seul le but compte, les moyens au s’en fiche surtout si nous sommes les seuls concernés, on n’hésite pas à se malmener à dépasser ses limites au point de se perdre soi-même.


Alors que tout partait d’une bonne intention, d’une envie de bien faire qui s’est transformée en but à atteindre absolument comme si toute notre vie en dépendait. Le plus ironique dans cette affaire c’est que bien souvent nous sommes tellement aveuglés par notre besoin de performance que le résultat n’est même pas à la hauteur de notre sacrifice. Car quand on atteint ce niveau, on ne parle plus d’effort mais de ce que l’on a perdu ou ce à quoi nous avons renoncé sans y réfléchir pour rester dans la course.


Et puis, il suffira d’un petit grain de sable dans notre plan bien huilé pour que l’on s’en veuille et que l’on se traite comme la pire des espèces. Nous voilà dans l’auto-harcèlement. Finalement, il n’y a pas besoin des autres pour se flageller, on y arrive très bien tout seul et on y met tout notre cœur à l’ouvrage parce qu’on peut se permettre c’est no limites.


L’équation est simple, si on ne se respecte pas, si nous ne nous mettons pas de limite cela sous entends que c’est open bar pour les autres qui voudront nous taper dessus, après tout on le mérite bien ?


L’auto-harcèlement c’est tout ça, c’est se faire passer en dernier et s’épuiser comme on n’oserait certainement pas le faire subir aux autres. C’est ne pas s’écouter et se mettre des œillères pour avancer jusqu’à ce que le corps ne le supporte plus. Que faire alors pour y mettre un terme avant ?


C’est se considérer avec bienveillance, accepter ses propres limites et les identifier en amont afin de pouvoir être en alerte quand on s’approche de notre seuil de tolérance, c’est arrêter de se comparer aux autres, s’aimer pour qui l’on est, ne pas se juger ni porter de jugement aux autres, être tolérant envers soi-même et sortir de cette performance constante en choisissant ses combats tout en acceptant un possible échec. C’est être en mesure d’être aussi compatissant envers soi-même que l’on est pour les autres.



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